Depuis plus de 10 ans, des étudiants en Médecine et Pharmacie de l’Université de Grenoble se rendent au Togo en juillet dans le cadre du Projet Togo pour aider à lutter contre le paludisme (ou malaria).

Moustique du genre Anopheles vecteur de la malaria (source de l’illustration, NY Times)

Cette maladie parasitaire est transmise par la piqûre d’un moustique et reste en expansion malgré les efforts déployés pour s’en défaire. Les ¾ des décès dus à l’infection touchent de jeunes enfants et sont principalement observés en Afrique.

Des moustiquaires imprégnées d’insecticide sont le moyen privilégié pour lutter contre l’infection, en protégeant les lieux de repos vis à vis des moustiques.

Les étudiants de cette année sont intervenus à Kati à une centaine de kilomètres au nord de la capitale Lomé sur les conseils de leur organisation partenaire locale Djidjole Afrique.

Ils y ont distribué près de 5000 moustiquaires pour couvrir près de 15000 personnes sur une population d’environ 20000. Cette distribution s’est accompagnée d’un effort d’information sur la maladie et sur les bonnes pratiques pour s’en protéger. La totalité de la population n’étant pas couverte, les missions ultérieures tenteront de poursuivre l’effort. En complément, la mission a le souhait de réaliser un forage à Kati pour un coût d’environ 10000€. L’accès assuré à l’eau aura de nombreux avantages. La diminution des eaux stagnantes propices au développement des larves de moustique et la disponibilité d’eau pour l’agriculture en font partie. Les bénéfices de cette réalisation impacteront l’hygiène, la santé et le bien-être de la population de Kati. Plusieurs années seront nécessaires pour voir se concrétiser ce projet. Ensuite il conviendra d’en analyser les conséquences, ainsi que celles du déploiement des moustiquaires, sur l’évolution des cas de paludisme dans la région.

L’engagement du Trèfle Solidaire a contribué à l’achat de presque 6% des moustiquaires distribuées. Tout aussi significatif, il a permis de confronter futurs médecins et pharmaciens aux réalités de terrain d’un contexte sanitaire difficilement accessible en Europe.